AVERTISSEMENTS
AGRICOLES

POUR DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES

Champagne-Ardenne

Bulletins Techniques des Stations d’Avertissements Agricoles n° 701 du 04 octobre 2006 - 4 pages

Colza

Stades : 4 à 5 feuilles pour la majorité des parcelles. 6-8 feuilles pour les semis précoces.
La levée est toujours en cours dans certaines terres lourdes et motteuses.
Ravageurs
Limaces : Les conditions climatiques annoncées pour cette semaine sont favorables à ce
ravageur.
·  Le stade de plus grande sensibilité aux limaces (4F) est maintenant dépassé dans la
plupart des parcelles. Maintenir toutefois  la surveillance pour les colzas peu dévelop-
pés et/ou dans les secteurs à terres motteuses et à levée difficile.
Pucerons : Les vols de pucerons se sont poursuivis la semaine passée. Le seuil d’interven-
tion de 20% des plantes porteuses de pucerons est atteint dans quasiment 50% des parcelles
du réseau commun d’observation des cultures (voir carte). Si certains colzas sont encore
totalement indemnes de pucerons, ils sont particulièrement fréquents cette année et les
niveaux de populations observés sont parfois très élevés, dépassant 80% de pieds touchés
dans plusieurs situations (Bergnicourt-08, Suippes-51, Villemoiron en Othe-10, …).
A noter qu’il n’est pas rare d’observer des pucerons mycosés ou parasités par des micro-
hyménoptères.
·  Restez vigilant vis-à-vis des pucerons. Dès que les conditions climatiques le permettront,
un insecticide est recommandé dans les parcelles ayant dépassé le seuil d’intervention de
20% de pieds porteurs.
Utiliser un pyréthrinoïde associé également efficace contre les insectes défoliateurs et les
coléoptères et/ou terminer les stocks de triazamate (Aztec et Doctus).

Cartographies selon
les  données
transmises par :
Chambre d’Agri-
culture et GEDA de
la Marne et de
l’Aube, APVA-52,
Champagne-
Céréales, Coopéra-
tice Agricole de
Juniville, SRPV et
FREDONCA.

Prochain bulletin
le 11 octobre

COLZA
- Pucerons : encore
des vols importants
la semaine passée.
- Teignes : ravageur
fréquent mais peu
dommageable.
- Coléoptères : vols
de baris et grosses
altises ; tous pre-
miers charançons.
CEREALES
- Poursuite du vol
de pucerons.
- Résultats des
tests JNO.
- Risque faible vis à
vis des cicadelles
vectrices du WDV.
REGLEMEN-
TATION
Message régle-
mentaire validé par
la MAAPR et le
MEDD :
Arrêté relatif à la
mise sur le marché
et à l’utilisation des
produits phytosa-
nitaires.

s
e
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C
 
s
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n
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G

DRAF
Service Régional de la
Protection des Végétaux
Centre de Recherches
Agronomiques
2, Esplanade Roland
Garros - BP 234
51686 REIMS Cedex 2
Tél : 03.26.77.36.40
Fax : 03.26.77.36.74
E-mail : srpv.draf-
champagne-ardenne@
agriculture.gouv.fr

Imprimé à la station
D'Avertissements
Agricoles  de
Champagne-Ardenne
Directeur gérant :
Michel COLLOT
Publication  périodique
C.P.P.A.P
n°0910B05572
ISSN  n°0996-9861
Tarif courrier : 76 euros
Tarif fax : 74 euros
Tarif mail : 73 euros

Diffusion en collabora-
tion avec la FREDONCA
(Art. L252-1 à L252-5 du
Code Rural)

Charançons : Les tous premiers charançons ont été capturés dans les  cuvettes jaunes. A noter que nous avons également capturé des
charançons de la tige du chou, facilement confondus avec le charançon du bourgeon terminal, dont il faut éviter les pontes à l’automne,
car ils ont tous les deux le bout des pattes roux.
Attention également à ne pas les confondre avec les baris, présents dans de nombreuses cuvettes cette semaine.
·  Il est trop tôt pour intervenir.
Autres ravageurs :
- Grosses altises : Les captures en cuvettes continuent dans la région. Les piqûres sur les feuilles peuvent être notables dans certaines
parcelles.
·Une intervention à base de pyréthrinoïde est conseillée dans les parcelles où 30 captures cumulées de grosses altises ont été re-
censées.
A noter également que des mines de mouches mineuses sont déjà bien visibles sur un certain nombre de parcelles, ce qui est exception-
nellement précoce cette année. Des pontes d’aleurodes (petites mouches blanches farineuses) sont également couramment observées.
Ces deux insectes ne sont pas considérés comme nuisibles pour le colza.
Insectes défoliateurs :
- Tenthrèdes : Les captures de tenthrèdes en cuvettes sont toujours faibles cette semaine sur l’ensemble de la région. Les larves sont peu
actives en général dans nos témoins non traités.
- Teignes des crucifères : Les captures en cuvettes sont encore assez fréquentes. De nombreuses chenilles sont observées  dans les parcelles
(petites chenilles fines et très mobiles, de couleur claire avec des poils noirs caractéristiques et souvent attachées à un fil de soie, d’une
longueur d’1 cm en ce moment). Elles peuvent localement occasionner des défoliations importantes sur les feuilles (Onjon-10, …)
- Noctuelles : On note une activité de vol et de ponte plus marquée cette semaine. Les chenilles poilues vertes rayées de jaune et assez peu
mobiles peuvent localement être observées dans les parcelles (Chateauvillain-52...).

Maladies :
Avec la pluie de ces derniers jours, les premières taches de phoma font leur apparition sur les premiers étages de feuilles d’un bon nombre
de colzas.

Céréales

Stades : Semis en cours à 1-2 feuilles en Haute-Marne pour les blés
et  escourgeons.
Limaces : La climatologie annoncée pour la semaine à venir est
favorable à l’activité des limaces.
·  Il  convient  de  rester  vigilant  dans  les  secteurs  à  risque  et
d’installer les pièges avant semis pour appréhender au plus juste
le niveau du risque. (voir bulletin n°697 du 06 septembre dernier).
Pensez à bien rappuyer le sol après le semis.
Pucerons : Le vol de Rhopalosiphum padi, puceron vecteur de
la JNO, se poursuit cette semaine encore à la tour à succion de
Lavannes-51.  Peu  de  pucerons  sont  encore  observés  dans  les
premières parcelles semées.
Tests JNO : Les tests ELISA réalisés sur les séries de pots d’orges
exposées dans les secteurs de production de maïs entre le 18 et le 25
septembre donnent un fort pouvoir virulifère pour les pucerons à
Pévy-51 (Tardenois).
Le pouvoir virulifère relevé à Ognes-51 (Brie) et Le Thour-08 est en
revanche faible, contrairement à la semaine dernière (populations
hétérogènes). La situation de Barby-08 reste faible et inchangée,
malgré 100% de plantes infestées sur ce site cette semaine.
Le réseau «Pucerons Vigilance» de BAYER donne également un
pouvoir virulifère faible aux pucerons capturés du 18 au 25/09 à la
tour à succion de Lavannes-51.
La situation s’est inversée par rapport à la semaine dernière, mais la
vigilance reste néanmoins de mise face aux pucerons.
· Dès la levée, observez vos parcelles (comptage sur 50 brins).
Une intervention est conseillée sur pucerons actifs (T°C >10°C)
à partir de 10% de pieds porteurs ou à plus de 10 jours de pré-
sence de pucerons sur les parcelles.

Cicadelles : Notre réseau de surveillance de Psammotettix alienus
montre une activité assez calme de ce ravageur dans les parcelles déjà
emblavées en blé. Au vu des conditions climatiques annoncées cette
semaine, la situation ne devrait guère évoluer.
Néanmoins, les captures hebdomadaires recensées dans les repous-
ses de céréales nous invitent à la vigilance.
·  Il est trop tôt pour envisager une intervention.

Zabres : Des dégâts de zabre ont été observés dans le Sud Haute-
Marne. Il est plus fréquent d’observer des dégâts de ce ravageur au
printemps : la larve de zabre (tête noire avec mandibules, corps blanc)
attire alors les feuilles dans le sol et les mange en laissant les nervures.
A l’automne, la larve mesure environ 1 cm et sectionne la première
feuille à 0,5 cm du sol. La présence de ce ravageur est favorisée par
les rotations courtes et plus encore par le blé/blé. Les résidus de paille
présents longtemps sur le sol après récolte et le travail simplifié et peu
profond du sol augmente le risque de développement de ce ravageur
lorsqu’il est présent dans les parcelles.
·  En présence importante de dégâts de zabres, une intervention
chimique à base de deltaméthrine peut être réalisée, avec un succès
réduit (40% d’efficacité au printemps).
Le sur-semis avec des semences traitées Austral Plus peut également
être envisagé avec un meilleur taux de réussite pour lutter contre
le zabre et maintenir une densité de plante satisfaisante.

 

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Message réglementaire Avertissements Agricoles®

Arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits
visés à l’article L.253-1 du code rural
L’arrêté interministériel du 12 septembre2006, relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits visés à l’article L.253-1 du
code rural, a été publié au Journal officiel de la République française du 21 septembre 2006
(http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRG0601345A). Il se substitue à l’arrêté du 25 février 1975 et
constitue maintenant le texte réglementaire de base en ce qui concerne l’utilisation des produits phytopharmaceutiques (appelés aussi
phytosanitaires ou antiparasitaires à usage agricole). Il fixe les prescriptions minimales à respecter lors de l’utilisation de produits
phytopharmaceutiques. Il s’applique sans préjudice de dispositions plus contraignantes mentionnées sur les décisions de l’autorisation
de mise sur le marché, et reportées sur l’étiquetage de chaque produit phytopharmaceutique. Une période transitoire est prévue afin
de permettre la mise à jour de l’étiquetage des produits phytopharmaceutiques, dont les dispositions sont énoncées dans l’avis paru
au Journal Officiel de la République française du 21 septembre 2006
(http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRG0601930V).
De plus, l’arrêté du 12 septembre 2006 prévoit qu’en cas de risque exceptionnel et justifié, le préfet peut restreindre ou interdire
l’utilisation  des  produits  phytosanitaires  dans  son  département  en  allant  au-delà  des  dispositions  de  l’arrêté  national  ou  des
autorisations de mise sur le marché.
Entraînement  des
produits  hors  des
parcelles  traitées
L’arrêté rappelle que des moyens appropriés
doivent être mis en œuvre pour éviter tout
entraînement des produits phytopharmaceu-
tiques en dehors des parcelles ou des zones
traitées. Il fixe une vitesse de vent maximale
au-dessus  de  laquelle  ces  traitements  ne
sont plus possibles, correspondant au degré
d’intensité 3 sur l’échelle de Beaufort, soit
une “petite brise” (dans ce cas “les drapeaux
légers se déploient, les feuilles et les rameaux
sont  sans  cesse  agités”,  voir  tableau  ci-
dessous).
Est donc à éviter en toute circonstance le
vent de force 4(cid:160) : “jolie brise”, quand il “sou-
lève la poussière, les feuilles et les morceaux
de papier”, il “agite les petites branches, les
cheveux sont dérangés, les vêtements cla-
quent”. Ceci ne signifie en aucun cas que les

traitements  phytosanitaires  sont  possibles
dès que le vent a un degré d’intensité sur
l’échelle de Beaufort de 0, 1, 2 ou 3(cid:160) : l’entraî-
nement des produits hors des zones ou par-
celles traitées doit être évité en toute circons-
tance.
Fixation  des  délais
avant  récolte  et  de
délais  de  rentrée
Pour les produits  dont l’étiquette ne men-
tionne pas ces délais, , un délai avant récolte
minimal de 3 jours est instauré, ainsi qu’un
délai minimal de rentrée dans les parcelles
traitées(cid:160) :  6  heures  dans  le  cas  général,  8
heures en milieu fermé, 24 heures pour les
produits irritants pour les yeux ou la peau
(phrases de risque sur l’étiquette(cid:160) : R36, R38
ou R41), 48 heures pour les produits sensibi-
lisants (phrases de risque : R42 ou R43).
Les dispositions relatives au délai de rentrée

 
degré 

terme 

vitesse moyenne du vent 

Beaufort  descriptif  nœuds  m / s 
? 0,3 

calme 

0 

 

 

 

 

minimal est applicable aux produits utilisés
en pulvérisation ou poudrage sur une végé-
tation en place. Elles ne visent pas les pro-
duits bénéficiant de la mention “emploi auto-
risé dans les jardins”, ni les produits fumi-
gants ou les produits utilisés en traitement de
semences ou de plants, ou en post-récolte.
Limitation  des  pollutions
ponctuelles
Pour la préparation des bouillies avant les
traitements, il faut disposer d’un moyen de
protection du réseau d’alimentation en eau,
empêchant les retours d’eau (par exemple
une cuve intermédiaire, une potence empê-
chant le contact entre l’eau d’alimentation et
l’eau de la cuve, un clapet anti-retour), d’un
moyen permettant d’éviter le débordement
des cuves et pratiquer le rinçage des bidons
en fin d’utilisation dans la cuve du pulvérisa-
teur, comme cela est déjà demandé pour les
collectes  de  bidons  vides  organisées  par
ADIVALOR.
Le rinçage à la parcelle des fonds de cuve des
pulvérisateurs,  reconnu  depuis  longtemps
comme une bonne pratique agricole, dispose
maintenant d’une base juridique. Le fond de
cuve peut être épandu sur la parcelle venant
d’être traitée à condition de le diluer dans 5
fois son volume d’eau. Cette opération peut
être répétée pour avoir une dilution encore
plus grande.
Après ce rinçage à la parcelle, il est également
maintenant possible réglementairement de
vidanger dans cette parcelle ou de réutiliser
pour le traitement suivant le fond de cuve du
pulvérisateur,  à  condition  de  l’avoir  dilué
suffisamment (au moins 100 fois). Il est éga-
lement possible de rincer au champ l’extérieur
du matériel de pulvérisation après au moins
une dilution dans au moins 5 fois son volume
d’eau et épandage.
Si le rinçage à la parcelle n’a pas été réalisé ou
si le fond de cuve n’a pas été vidangé ou

km / h 
moins de 

 

1 

observations 

sur terre 

On  ne  sent  pas  le  vent ;  la  fumée 
s'élève verticalement. 

 

 

1 à 5  On sent très peu le vent ; sa direction 
est révélée par la fumée qu’il entraîne, 
mais non par les girouettes. 

 

6 à 11  Le  vent  est  perçu  au  visage ;  les 
les  girouettes 

frémissent, 

feuilles 
tournent. 

 

 

12 à 19  Les drapeaux légers se déploient ; les 
feuilles  et  les  rameaux  sont  sans 
cesse agités. 
Le  vent  soulève  la  poussière,  les 
feuilles  et  les  morceaux  de  papier,  il 
agite 
les 
cheveux sont dérangés, les vêtements 
claquent.  
 

les  petites  branches ; 

20 à 28 

 

29 et plus 

moins 
de 1 
1 à 3 

 

 

 

très légère 

brise 

 

légère 
brise 

 

4 à 6 

 

petite brise 

 

7 à 10 

 

jolie brise 

 

11 à 15 

 

0,4 à 
1,5 

 

1,6 à 
3,1 

 

3,2 à 
5,4 

 

5,5 à 
7,9 

bonne 
brise 

à ouragan 

 

 

 

15 et 
plus  

 

8,0 et 
plus  

 

1 

 

2 

 

3 

 
4 

 

5 à 12 

 

réutilisé dans les conditions prévues, le fond
de cuve et les eaux de rinçage externe sont
des  déchets  qui  doivent  être  collectés  et
traités comme tel.
Les  effluents  phytosanitaires,  comme  les
fonds  de  cuve,  les  bouillies,  les  eaux  de
nettoyage de matériel ayant été en contact
avec les produits peuvent être épandus ou
éventuellement vidangés sur les parcelles,
s’ils ont subi un traitement par un procédé
reconnu,  figurant  sur  une  liste  publiée  au
Bulletin officiel du ministère chargé de l’éco-
logie et utilisé conformément à la notice tech-
nique publiée dans ce même bulletin. Les
autres effluents phytosanitaires doivent être
éliminés conformément au code de l’environ-
nement (déchets).
Limitation  des  pollutions
diffuses,  zones  non
traitées  (ZNT)  en
bordure  des  points
d’eau
Il s’agit des cours d’eau, plans d’eau, fossés
et points d’eau permanents ou intermittents
figurant en points, traits continus ou discon-

tinus sur les cartes au 1/25(cid:160) 000 de l’Institut
Géographique National. La liste de ces points
d’eau peut être définie par arrêté préfectoral
pour tenir compte de caractéristiques locales
particulières.
Depuis 1998 et suite à l’évaluation du risque
pour les milieux aquatiques des produits, des
largeurs  de  ZNT  ont  été  attribuées  à  ces
produits et figurent sur leurs étiquettes. L’ar-
rêté interministériel harmonise les largeurs
déjà attribuées en fixant les valeurs suivan-
tes(cid:160) : 5, 20, 50 mètres ou, le cas échéant, une
largeur supérieure ou égale à 100 mètres.
Sauf dispositions spécifiques mentionnées
sur l’étiquette concernant certains cas déro-
gatoires, l’arrêté fixe également une ZNT
minimale de 5 mètres à respecter pour tous les
produits utilisables en pulvérisation ou pou-
drage qui n’ont pas de mention de ZNT sur
leur étiquette. Les quelques cas dérogatoires
prévus sont la lutte obligatoire, les usages
spécifiques ou  produit pour lequel  suite à
l’évaluation du risque aucune ZNT n’a été
attribuée. Cette ZNT minimale ne s’applique,
quelle que soit la culture qu’à partir du 1er
janvier 2007.
Il est possible de réduire la largeur de la ZNT
de 20 ou 50 mètres à 5 mètres sous réserve
d’avoir un dispositif végétalisé permanent
en  bordure  des  cours  d’eau,  de  mettre  en

œuvre  un  moyen  permettant  de  diviser  le
risque pour les milieux aquatiques d’un fac-
teur au moins égal à 3 et figurant dans une
liste publiée au Bulletin officiel du ministère
chargé de l’agriculture et d’enregistrer les
traitements phytosanitaires effectués sur la
parcelle. Il est possible de diviser ce risque
par au moins 3 si on n’applique, sous certai-
nes conditions, que le tiers de la dose auto-
risée, ou si on utilise des buses limitant la
dérive des embruns de pulvérisation et figu-
rant sur la liste publiée au Bulletin officiel du
ministère de l’agriculture et de la pêche.
La mise en place de dispositifs végétalisés de
façon permanente d’une largeur minimale de
5 m, et d’une hauteur dans le cas des cultures
hautes  au  moins  équivalente  à  celle  de  la
culture, permet ainsi de réduire la largeur de
la ZNT, donc, pour l’utilisateur, d’avoir un
choix plus large de produits et des conditions
d’utilisation de ces produits plus simples. Il
s’agit pour les cultures hautes (arboriculture,
viticulture, houblon et cultures ornementa-
les hautes) d’un dispositif comportant une
haie  arbustive  qui  doit  être  continue  par
rapport  au  point  d’eau,  et  pour  les  autres
cultures d’au moins un dispositif herbacé,
comme une bande enherbée.

En  résumé,  les  nouvelles  dispositions  de  cet  arrêté  sont(cid:160) :
- Le respect d’un délai minimal de 3 jours entre le traitement phytosanitaire et la récolte, afin de préserver

la santé des consommateurs.

- Le respect d’un délai minimal de 6 à 48 heures entre le traitement par pulvérisation ou poudrage sur

végétation en place et l’accès à la parcelle traitée, afin de réduire les risques pour la santé des travailleurs
et des personnes y ayant accès.
- Le respect, à partir du 1er janvier 2007, de la ZNT minimale de 5 mètres en bordure des points et cours d’eau
pour éviter leur pollution.
Il convient de noter que la réévaluation de l’ensemble des produits ayant des AMM en fonction des
nouveaux critères concernant les risques pour la santé des consommateurs, des personnes ou des
applicateurs, ainsi que le risque pour les milieux aquatiques, entraînera nécessairement, produit par
produit, l’attribution de délais avant récolte, de délais de rentrée ou de largeurs de ZNT au moins égaux
à ces valeurs.

- Le respect des bonnes pratiques agricoles suivantes(cid:160) : disposer d’un moyen de protection du réseau

d’alimentation en eau lors de la préparation des bouillies, d’un moyen permettant d’éviter le débordement
des cuves, pratiquer le rinçage des bidons en fin d’utilisation dans la cuve du pulvérisateur, ne pas traiter
par vent supérieur à l’indice 3 sur l’échelle de Beaufort.

- La mise à disposition des agriculteurs de moyens d’élimination en toute sécurité des effluents phytosa
nitaires, au champ ou à l’exploitation, par des dispositifs devant être utilisés dans les conditions précisées
par l’arrêté et le cas échéant, par les notices techniques d’utilisation des procédés de traitement.
Si l’utilisateur de produits souhaite un assouplissement des règles générales, par exemple pour réduire
la largeur de la zone non traitée ou pour mettre en œuvre le traitement de ses effluents phytosanitaires, il
est alors soumis à des obligations complémentaires, en particulier l’enregistrement de ses pratiques.

