 

 
 
 
 
 

Champagne-Ardenne 

BSV du 07/04/2011 – semaine 14 

 

 

 

 

 

 
BLE TENDRE :  

les parcelles à risque, 

sur variétés sensibles, 

 
ESCOURGEON :  

 
PROTEAGINEUX :  

COLZA : premières fleurs dans 2 parcelles sur 3  

•  Charançon de la tige du colza : encore quelques captures mais la majorité 
des parcelles ont atteint le stade de fin de sensibilité (E). Confirmation de 
dégâts,  

•  Méligèthes  :  infestations  très  variables.  Avec  l’apparition  des  fleurs,  le 
risque diminue. Poursuivre la surveillance sur les parcelles encore au stade 
boutons ou, en cas de très forte population et présence de peu de fleurs,  
•  Premiers charançons des siliques signalés mais pas d’incidence : le stade 

 

de début de sensibilité n’est pas atteint.  

•  Risque piétin-verse faible à modéré au stade épi 1 cm - 1 nœud. Observer 

•  Oïdium toujours présent dans les situations à risque au centre de la région 

•  Rouille jaune signalée en Picardie : vigilance en Champagne.  

•  Maladies foliaires continuent de progresser vers le haut des plantes. 

•  Peu de thrips. Stade de sensibilité maximal dépassé, 
•  Températures  clémentes  favorables  à  l’activité  des  sitones.  A  surveiller 

 

notamment sur pois. 

BETTERAVE : année précoce, tous les semis ont été groupés 

•  Les levées sont bonnes 
•  Quelques dégâts de mulots, 
•  Premières larves de tipules signalées. 

 
LUZERNE : reprise de végétation 

 

 

•  Peu de dégâts d’insectes cependant des pucerons verts ont été piégés  
•  Pas de maladies observées 

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps , 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 1 

 

 
 
 
 
 
 
 

 

Stade F1 

Charançon des 

siliques 

COLZA 
 
STADE : début floraison 
 
Les premières fleurs sont signalées dans 2 parcelles sur 3 mais seulement 24% ont atteint ou 
dépassé le stade F1 (50% des plantes avec au moins une fleur).  
2  parcelles  du  sud-ouest  marnais  ont  déjà  atteint  le  stade  F2  (allongement  de  la  hampe  
florale, nombreuses fleurs ouvertes).  

MELIGETHES 
 
Situation 
Les  méligèthes  ont  encore  progressé  cette  semaine.  Leur  présence  est  maintenant  
généralisée  à  la  quasi-totalité  des  parcelles.  Mais  l’importance  des  infestations  reste  très 
variable  d’une  situation  à  l’autre.  3  à  100%  des  plantes  sont  concernés  à  l’intérieur  des  
parcelles avec des niveaux d’infestation variant de 0,1 à 13 méligèthes par plante.  
 
Analyse de risque 
Les 24% de parcelles du réseau à début floraison (50% des plantes avec au moins une fleur - 
stade F1) arrivent à la fin du risque méligèthes. La vigilance reste de mise sur les parcelles 
n’ayant pas ou peu de fleurs à ce jour, celles ayant de très fortes populations pouvant gêner 
l’entrée  en  floraison  du  colza  ou  les  parcelles  affaiblies  par  les  attaques  précédentes  de  
charançon du bourgeon terminal ou de la tige du colza.  
Les seuils de nuisibilité sont rappelés ci-dessous (nombre de méligèthes par plante) : 

  
Sol/ stade 
Profond ou craie 
Superficiel 

Culture saine 
D1 
E 
2 
1 

4 à 6 
2 à 3 

Culture handicapée 

D1 
1 
1 

E 

2 à 3 
2 à 3 

 

CHARANÇON DES SILIQUES 
 
Situation 
Les  premiers  charançons  des  siliques  ont  été  observés  sur  plante  dans  4  parcelles.  Les  
cuvettes peuvent aussi être dans un premier temps un indicateur de leur arrivée en culture ; 
2 pièges du réseau indiquent leur présence . 
 
Analyse de risque 
Le début de la  période de risque (apparition des premières siliques) n’est pas encore atteint. 
Le risque s’étend jusqu’au stade G4  (les 10 premières siliques sont bosselées). 
 
Le  seuil  de  nuisibilité  est  fixé  à  1  charançon  dénombré  en  moyenne  pour  2  plantes  à  
l'intérieur des parcelles (attention : les premiers mètres d'une bordure peuvent apparaître 
nettement plus infestés). Les dégâts occasionnés par le charançon lui-même sont considérés 
le plus souvent comme marginaux mais les seuils de tolérance sont relativement bas pour 
intégrer la nuisibilité des cécidomyies qui utilisent les piqûres des  charançons des  siliques 
comme porte d'entrée au dépôt de leurs pontes . 
 
Reconnaissance : petit charançon gris avec le bout des pattes noir  
 
CHARANÇON DE LA TIGE DU COLZA 
Situation  
Quelques charançons de la tige du colza ont encore été capturés cette semaine dans 11 des 
17 pièges relevés.  

 

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 2 

Analyse de risque  
La plupart des parcelles ont atteint le stade de fin de sensibilité (stade E : boutons séparés, 
les pédoncules floraux s’allongent en commençant par ceux de la périphérie). La surveillance 
peut encore être maintenue sur les rares parcelles n’ayant pas atteint ce stade.  
 
Confirmation  de dégâts 
Des dégâts occasionnés par des piqûres de charançon ont été signalés dans 4 témoins non 
traités du réseau. Des symptômes sont également observés en culture.  
 
Dégâts  de  charançon  de  la  tige  :  dès qu'un œuf de charançon est pondu dans la tige, les 
tissus  environnants  réagissent  vivement  et  les  symptômes  s'expriment  d'autant  plus  
fortement  que  la  montaison  a  été  active.  La  croissance  de  la  tige  est  désorganisée  et  
l'élongation contrariée. Les tiges prennent un aspect renflé et deviennent creuses ; elles se 
déforment, se tordent et peuvent même éclater longitudinalement. La moelle est dissociée 
et prend un aspect cotonneux. La piqûre de ponte peut être observée à proximité de l’écla-
tement.  
 
Attention  à  ne  pas  confondre  avec  des  éclatements  de  tiges  consécutifs  à  la  croissance  
soutenue du colza. 
 
 
Protection des insectes pollinisateurs : 
Pendant  la  floraison,  il  est  indispensable  de  préserver  les  conditions  favorables  à  la  
pollinisation par les insectes. Toute décision doit tenir compte des conséquences éventuelles 
sur les pollinisateurs qui contribuent de façon déterminante à la pollinisation des cultures et 
notamment à celle du colza. 
 
Informations sur la réglementation : 
Il est rappelé qu’il est impératif de respecter :  
 

• 

 
• 

l’arrêté  «mélanges  »  du  07/04/2010  concernant  d’une  part  les  pyréthrinoïdes  et  
d’autre part les triazoles et imidazoles, 
l’arrêté  Abeilles  du  28/11/2003,  relatifs  notamment  aux  conditions  d’emploi  
d’insecticides pendant la période de floraison et la production d’exsudats.  

 
 
SCLEROTINIA 

 

Le risque de contamination de la plante par le sclérotinia n’est pas encore d’actualité. 
Il  le  sera  au  stade  G1  (appelé  couramment  chute  des  premiers  pétales  mais  qui  se 
caractérise  par  une  parcelle  bien  jaune,  les  hampes  secondaires  commencent  à  
fleurir et les premières siliques sont visibles sur la hampe principale < 2cm). 
 
Surveiller particulièrement les variétés précoces qui atteindront ce stade en premier.  
Il n’existe pas de  seuil de nuisibilité pour le  sclérotinia du colza étant donné que la  
protection contre cette maladie ne peut être que préventive. Le risque sclérotinia de 
l’année peut être évalué selon  : 

 

• 
• 
• 
• 

les indicateurs de pétales contaminés comme le Kit pétales, 
le nombre de culture sensible au sclérotinia dans la rotation (colza, tournesol…), 
les attaques recensées les années antérieures sur la parcelle, 
les conditions climatiques humides favorables à la germination des sclérotes. 

 

Dégât de charançon 

 de la tige 

Fendillement physiologique  
dû à une forte croissance 

 
Environ  35  kits  pétales  sont  prévus  sur  la  région.  Les  premiers  seront  réalisés  cette  fin  de  
semaine et les résultats devraient être disponibles courant de la semaine prochaine.  
Ensuite,  le  climat  durant  toute  la  floraison  favorisera  ou  non  l’expression  de  la  maladie  :  
humidité  relative  de  plus  de  90%  dans  le  couvert  durant  3  jours  consécutifs  pendant  la  
floraison et une température moyenne journalière supérieure à 10°C.  

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 3 

 

l'épi se forme et commence
à monter dans la tige ...
un repère : le stade épis à 1 cm

sommet de l'épi

1 cm

plateau de tallage

 

Source : BRIFFAUX, ARVALIS –  

Institut du végétal 

Symptômes de piétin-verse 
Source : ARVALIS - Institut du 

végétal 

 

BLÉ 
 
STADE : épi 1 cm à 1 nœud 
 
Les 
températures  clémentes 
actuelles  (en  moyenne  13°C 
depuis 1 semaine) accélèrent la 
montaison  des  céréales.  Au 
niveau régional, 9% des parcel-
les  sont  à  fin  tallage  (semis  
tardifs  ou  localisation  au  nord 
de la région), 67% des parcelles 
sont  à  épi  1  cm  et  24  %  à  1 
nœud.   
 
 
PIETIN-VERSE 
 
Situation  
Une notation piétin-verse a été réalisée 
sur 50 parcelles du réseau cette semaine 
(rappel  :  comptage  de  la  fréquence  de 
tiges  atteintes  au  stade  1  nœud).  La  
synthèse  complète  sera  faite  lorsque 
l’ensemble  des  parcelles  du  réseau  
seront à 1 nœud. 
 
Ces  premiers  retours  montrent  une  fai-
ble  pression  piétin-verse  2011,  avec  
seulement  2  parcelles  présentant  10% 
de tiges touchées.  
 
 
Les  informations  du  modèle  TOP  (source  SRAL)  indiquent  que  le  risque  climatique  a  
sensiblement progressé du fait du dernier évènement pluvieux mais reste très modéré pour 
cette campagne (indice toujours inférieur à 30 dans tous les cas disponibles).  
 
 
Analyse de risque  
Compte tenu des informations issues 
du  modèle  TOP,  et  des  premiers  
retours d’observations cette semaine, 
le  risque  piétin-verse  à  épi  1  cm  -  
1 nœud reste plutôt faible.  
 
Vigilance 
l’identification  du  
piétin-verse est délicate à des stades 
très  précoces 
:  expression  des  
symptômes en cours (épi 1 cm). 
 
 
 
Informations  maladies  foliaires  :  les  notations  sont  réalisées  sur  les  trois  dernières  feuilles  
développées.  Les  feuilles  pointantes  ne  sont  pas  comptabilisées.  Lors  de  la  sortie  d’une  nouvelle  
feuille qui devient F1, l’ancienne F1 devient F2 et ainsi de suite. L’ancienne F3 devenue F4 n’est plus 
notée. Il est donc possible, en l’absence de contamination, que d’une semaine à l’autre, les quantités 
de maladies diminuent. Il en sera ainsi jusqu’à la sortie de la F1 réelle. 

car 

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 4 

 

Symptômes fusariose du pied 
ARVALIS – Institut du végétal  

Symptômes de rhizoctone du pied 

ARVALIS – Institut du végétal  

AUTRES MALADIES DU PIED 
2  parcelles  du  réseau  présentent  des  symptômes  de  fusariose  (à  un  stade  ultime  =  
brunissement diffus de la gaine, stries brun foncé sur tige et racines en partie nécrosées). 
1 parcelle du réseau présente des symptômes de rhizoctone (tache bien délimitée de type 
brûlure de cigarette, racines saines) . 
 
 
OIDIUM 
 
Situation 
L’oïdium  est 
toujours  observé 
dans 58% des parcelles du réseau, 
sur 
les  F3  et  F2  du  moment  
(cf. graphique ci-contre).  
Les  zones 
touchées 
concernent  toujours  le  centre  de 
la région : craie. 
 
Analyse de risque 
Le risque oïdium au stade épi 1 cm
-  1  nœud  est  très  variable  en  
fonction  des  situations  (zone  x 
sensibilité variétale)  
 
 
Seuil de nuisibilité : à partir d’épi 1 cm 

les  plus 

•  Variétés sensibles : si l’oïdium couvre plus de 5% de la surface des feuilles et si plus de 

20% des 3 dernières feuilles touchées ;  

 

•  Autres Variétés : si l’oïdium couvre plus de 5% de la surface des feuilles et si plus de 

50% des 3 dernières feuilles touchées.  

 
 
 
AUTRES MALADIES FOLIAIRES 
 

jaune  n’est  pas  signalée  dans 

 
La  rouille 
le  réseau  
Champenois.  Vigilance  :  rouille  jaune  détectée  dans  le 
réseau Normand et Picard.  
 
La  septoriose  est  présente  sur  les  F3  du  moment  dans 
43%  des  parcelles.  Le  suivi  précis  de  la  septoriose  pour 
l’évaluation  du  risque,  doit  se  faire  à  partir  du  stade  2 
nœuds. 
 
Le  suivi  des  sommes  de  températures  (base  0)  du  1er  
novembre au 31 mars est un indicateur du risque rouille 
brune.  La  campagne  2010-2011  est  bien  en  dessous  du 
seuil  critique  des  1000°C.  Risque  potentiel  rouille  brune 
faible cette année. 

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 5 

 

ESCOURGEON  
 
STADE : 1 nœud 
 
Les  parcelles  du  réseau  sont  en  majorité  
à 1 nœud.  
 
MALADIES FOLIAIRES 
 
L’helminthosporiose est présente sur F3 du moment dans 69% des parcelles.  
La rhynchosporiose est présente sur F3 du moment dans 85% des parcelles. 
L’oïdium est présent sur F3 du moment dans 13% des parcelles. 
La rouille naine est présente sur F3 du moment dans 46% des parcelles. 
 
Les maladies de l’orge continuent de progresser vers les derniers étages foliaires.  
 
 
 

ORGE DE PRINTEMPS  
 
STADE :  
 
Les parcelles du réseau sont au stade 2-3 feuilles à début tallage .  
 
MALADIES/RAVAGEURS 
 
Les plantes sont globalement saines. Réaliser le suivi hebdomadaire des maladies foliaires de 
l’orge à partir du stade épi 1 cm. 
 
4 parcelles du réseau remontent avec des dégâts de limace.  
 
 
 

PROTEAGINEUX  
 
LES RESEAUX DE LA SEMAINE 
 
Cette  semaine,  12  parcelles  de  pois  de  printemps  ont  été  observées  en  Champagne-
Ardenne. 
Quant au réseau mutualisé « féveroles de printemps », sur les 17 parcelles observées cette 
semaine, 7 sont issues du réseau Ile-de-France, 6 du réseau champardennais et 4 du réseau 
picard. 
 
STADE : levée « éclair » et premiers stades réalisés rapidement  
 
Les  températures  quasi-estivales  de  ces  derniers  jours  ont  provoqué  une  progression  
fulgurante des stades. 
Plus d’un tiers des parcelles de pois de printemps ont atteint ou dépassé le stade 2 feuilles. 
Les pois les plus avancés ont développé 3 feuilles. 
 
Les stades des féveroles de printemps s’échelonnent entre 1 et 4 feuilles (stade 2 feuilles en 
moyenne) en fonction des dates de semis qui s’étendent de la fin février à la mi-mars.  

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 6 

 

Dégâts de sitones adultes du pois

(Arvalis - institut du végétal) 

évolution de la présence de SITONES en 

RAVAGEURS 
 
En pois de printemps, la totalité des parcelles est touchée par les sitones. 
L’intensité  des  attaques  de  sitones  est  relativement  forte,  avec  une  pression  nettement  
supérieure  à  celle  de  l’année  passée,  à  stades  équivalents  (voir  graphique  ci-dessous).  Le 
seuil de nuisibilité est atteint à partir de 5 morsures par étage foliaire (note intensité de 2). 
Le  temps  chaud  des  prochains  jours  devrait  continuer  de  favoriser  l’activité  des  sitones.  
La vigilance est de mise, les pois étant sensibles jusqu’au stade 6 feuilles. 
 
Les  thrips  sont  présents  dans  un  tiers  des  situations,  mais  à  de  faibles  intensités  
(< 1 insecte/plante). Compte tenu du développement très rapide des pois et de la nuisibilité 
de l’insecte, maximale entre la levée et 2 feuilles, le risque thrips peut donc être écarté pour 
cette année. 
 
Sur féveroles de printemps, les sitones sont présents sur deux tiers des parcelles. Rappelons 
que, même si les féveroles sont très appétantes et les dégâts visuellement impressionnants, 
les sitones sont peu nuisibles sur cette plante, comparativement aux pois.   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
MALADIES 
 
Rien à signaler 

fonction du stade de développement des POIS

semaine_13 - 2011
semaine_14 - 2011
2010

6

7
Nb Feuilles

intensité 
3
sitones
(moyenne)

0
levée
0

2

1

1

2

3

4

5

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 7 

 

Semis du 3 mars 

Semis du 24 mars 

BETTERAVE  
 
SEMIS : année précoce 
 
Les semis ont débuté tôt en saison, autour du 8 mars pour les plus précoces, pour s'achever 
en  totalité  pour  la  fin  mars.  Ces  semis  se  sont  effectués  dans  d'excellentes  conditions  de 
préparation  des  sols.  Ceux-ci,  un  peu  froids  en  début  de  période,  se  sont  rapidement  
réchauffés à la faveur de températures diurnes élevées. L'humidité présente dans l'horizon 
superficiel permet d'assurer une germination homogène dans la plupart des cas. 

Chronologie des semis
2008

2010

2009

2011

120

100

80

60

40

20

0

01/03/2011

-20

08/03/2011

15/03/2011

17/03/2011

22/03/2011

24/03/2011

27/03/2011

29/03/2011

05/04/2011

12/04/2011

19/04/2011

26/04/2011

03/05/2011

e
n
g
a
p
m
a
h
C
e
c
a
f
r
u
s
a
l
 
e
d
%

 

 

 

2011  se  présente  comme  l'année  la  plus  précoce  depuis  4  ans  (plus  tôt  que  2009,  année  
référence)  mais  aussi  dans  un  laps  de  temps  très  court  compte  tenu  de  la  période  de  
l'année. La date moyenne des semis s’établit au 22 mars. 
 
Les  levée  sont  bonnes  à  très  bonnes.  Elles  se  sont  effectuées  en  12  à  15  jours  pour  les  
premiers semis et entre 8 et 12 jours pour les derniers. Les stades s’échelonnent entre en 
cours de levée et 2 feuilles pointantes.  
 
LE RESEAU 
 
Les  parcelles  sont  harmonieusement  réparties  en  2011  pour  une  couverture  de  la  sole  
betteravière. 30 parcelles ont été observées cette semaine. Seules les populations et les le-
vées ont été renseignées .  
 
OBSERVATIONS ANNEXES : mulots, tipules, accidents,…  
 
La présence de dégâts de mulots dans les semis des 22/24 mars sur des semis superficiels 
dans des préparations assez sèches. Ces difficultés se sont estompées à la faveur des pluies 
de la fin de semaine et de la germination des graines. 
 
Des larves ont été signalées sans qu’il y ait de dégâts sur les betteraves cette semaine. 
 
De  fortes  pluies  sont  venues  perturber  les  levées  des  betteraves  dans  l’Aube  dans  les  
secteurs de Granges l’Evêque - Villeloup - Marigny - Ferreux. Les semis ne sont pas à refaire 
mais des « coulées » resteront visibles. 

Réseau betterave 2011  
Champagne-Ardenne 

Graine décortiquée par un mulot 

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

 8 

 

 

Apion de la luzerne 

Acyrthosiphon pisum 

DESERBHAGE 
 
La levée d’adventices est intervenue très tôt, parfois même avant la levée de la totalité des 
betteraves  notamment  en  ce  qui  concerne  les  repousses  de  colza.  Le  contrôle  de  cette  
adventice nécessite une intervention précoce. 
 
Rappel : réglementation éthofumésate = 500 g/ha maximum de matière active sur 3 ans 
quelle que soit la spécialité commerciale employée. 
 
 
 

LUZERNE 
 
STADE : reprise de la végétation  
 
Les conditions climatiques de ces dernières semaines ont été favorables à une reprise active 
de la végétation. 
La hauteur de la culture est comprise entre 10 et 25 cm . 
 
INSECTES : peu de dégâts signalés 
 
Quelques  dégâts  de  sitones  sont  signalés  dans  2  parcelles  du  réseau.  On  observe  en  
moyenne 1 morsure par plante. 
 
Les piqûres d’apions sont faibles. 1 parcelles du réseau présente des piqûres, en moyenne 1 
piqûre par plante. 
 
De nombreux pucerons verts, Acyrthosiphon pisum, ont été piégés au filet fauchoir. 
 
On  remarque  aussi  la  présence  de  nombreux  auxiliaires  (coccinelles,  chrysopes,…)  dans  
certaines parcelles. 
 
Observation expertes : sur une végétation sèche et suffisamment développée (10-15cm). On 
passe un filet fauchoir au dessus de la végétation 5 fois de suite en 5 endroits différents de la 
parcelle, soit 25 coups de filets. Ensuite on identifie et on dénombre les insectes piégés. 
 
Résultats captures filet fauchoir :  

•  20 sitones 
•  5 apions 

 
MALADIES : situation saine 
 
Pas de maladies relevées cette semaine. 

Bulletin  édité  sous  la  responsabilité  de  la  Chambre  Régionale  d’Agriculture  Champagne-Ardenne  sur  la  base  des  observations 
réalisées par les partenaires du réseau Grandes Cultures : Arvalis - Institut du végétal, CA 08 - CA 10 - CA 51 - CA 52 - CETA 10 - 
CETA  51  -  CETIOM  -  CHAMPAGNE-CEREALES  -  COHESIS  -  CRISTAL  UNION  -  DIGIT’AGRI  -  EMC2  -  EFIGRAIN  -  FREDONCA  -  
Groupe COMPAS - ITB - SCA de Juniville - nouricia - ETS RITARD - SCA la Champagne-Coligny - SCA la Marnaise - SCA d’Esternay -  
SCA de Sézanne - SEPAC - SOUFFLET AGRICULTURE. 
Pour les féveroles : partenaires des réseaux RSBT Ile de France et Picardie.  
Rédigé par le CETIOM et Arvalis - Institut du végétal, avec relecture de la Chambre d’Agriculture de la Marne (représentant les 
organismes de développement), du SRAL et de la FREDONCA. 
Crédits photos : CETIOM, Arvalis - Institut du Végétal, FREDONCA, ITB, SRAL 

Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées du 04 au 06 avril 2011 sur les témoins non traités 
de 70 parcelles de colza, 67 parcelles de blé, 36 parcelles d’escourgeon, 12 parcelles de pois de printemps et 17 parcel-
les de féveroles (réseau mutualisé), 30 parcelles de betterave et 7 parcelles de luzerne. S'il donne une tendance de la 
situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. 

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